29/10/2026
Rencontre avec Tanguy LE TURQUAIS, navigateur engagé aux côtés de Lazare
Navigateur breton et finisher du Vendée Globe 2024, Tanguy LE TURQUAIS conjugue passion de la mer, goût du défi et engagement solidaire. Fidèle à l’association Lazare, qui développe des colocations solidaires entre personnes ayant connu la rue et jeunes actifs, il nous partage son parcours, les valeurs qui l’animent et son attachement profond au Morbihan.

* Bonjour, pourriez-vous vous présenter en quelques mots et nous parler de votre parcours ?
Je m’appelle Tanguy LE TURQUAIS, j’ai 37 ans et je suis breton, d’origine brestoise par mon père. Je vis aujourd’hui à Locmiquélic avec ma femme Clarisse, elle aussi navigatrice, et nos deux petites filles, Fleur et Mathilda. Clarisse a participé deux fois au Vendée Globe, en 2020 et en 2024, et j’ai moi-même pris le départ de cette course mythique en 2024. Nous avons tous les deux eu la chance de la terminer !
* Quels sont vos prochains défis sportifs ?
Côté navigation, mon prochain défi sera la Route du Rhum, mais dans un rôle un peu particulier : je ne serai pas à bord du bateau. J’accompagnerai Erwan Le Draoulec depuis la terre, en assurant son routage, c’est-à-dire en élaborant sa stratégie et en définissant sa trajectoire pour l’aider à tirer le meilleur parti des conditions de navigation.
De mon côté, mon prochain véritable défi sportif se déroulera à pied ! Dans deux semaines, je participerai à l’UTMJ, l’Ultra Trail des Monts du Jura. L’objectif sera de traverser le Jura en courant. Un tout autre terrain de jeu, mais toujours le même goût pour le dépassement de soi !
* Votre bateau porte les couleurs de Lazare. Comment cette rencontre a-t-elle eu lieu et qu’est-ce qui vous a donné envie de vous engager durablement auprès de l’association ?
J’ai découvert Lazare à l’occasion du Vendée Globe 2020 de Clarisse. L’association l’avait contactée pour lui proposer d’en devenir la marraine. Dans ce cadre, elle a été invitée à un dîner de l’amitié, auquel je l’ai accompagnée. J’ai alors découvert leur mission et je suis immédiatement tombé amoureux de ce qu’ils font.
Je les ai retrouvés une deuxième fois à l’arrivée du Vendée Globe de Clarisse, en 2020. Une vingtaine de colocataires de Lazare étaient présents sur des Zodiac. C’était assez hallucinant de voir des personnes ayant connu la rue venir assister à l’arrivée du Vendée Globe Banque Populaire de Clarisse. Cette image m’a beaucoup marqué et m’a donné envie d’aller plus loin avec eux, pourquoi pas en imaginant un bateau aux couleurs de l’association.
En 2022, je leur ai donc proposé de m’accompagner dans mon projet de Vendée Globe. Je venais d’acheter un bateau et je m’apprêtais à participer à la Route du Rhum, une course qualificative pour le Vendée Globe. C’est ainsi que l’aventure a commencé.
Mon rêve de gosse, c’était de faire le Vendée Globe. Mais lorsque j’ai rencontré Lazare, mon rêve d’adulte est devenu très clair : je voulais vivre cette aventure aux couleurs de l’association.
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* Quelles sont les valeurs de Lazare qui font écho à votre propre engagement et à ce qui vous anime au quotidien ?
Il y a quelque chose qui m’a toujours marqué, même si je ne sais pas si l’on peut vraiment parler d’une valeur : notre capacité à déplacer des montagnes pour aider les autres, parfois très loin de chez nous, alors que nous avons davantage de mal à tendre la main aux personnes qui sont dans la difficulté juste à côté. Je me souviens du tsunami en Indonésie. J’avais 18 ans, je venais d’avoir mon premier téléphone et tout le monde envoyait de l’argent pour aider les rescapés. C’était évidemment important de se mobiliser. Mais, à l’époque, je me demandais déjà pourquoi nous étions capables de nous engager aussi fortement pour des personnes que nous ne verrions jamais, sans toujours être capables d’aider une personne sans-abri au pied de chez nous.
Cette réflexion m’a progressivement amené à m’intéresser aux personnes vivant dans la rue. Pas nécessairement en leur donnant de l’argent, mais en prenant le temps de passer un moment avec elles, d’échanger et de discuter. C’est précisément ce que je retrouve dans la mission de Lazare. L’objectif c’est avant tout de recréer du lien. Et c’est ce que je partage avec l’association : cette volonté d’aller à la rencontre des personnes qui en ont besoin, de leur accorder du temps et de leur redonner une place dans la vie quotidienne.
* Vous êtes très attaché à la Bretagne. Quel lien entretenez-vous avec le Morbihan et, plus particulièrement, avec Vannes et le golfe du Morbihan ?
Mon lien avec le Morbihan est très fort. J’y ai grandi. La première maison dans laquelle j’ai vécu avec mes parents se trouvait à Séné, à Port-Anna. Lorsque mes parents se sont séparés, mon père a décidé de refaire sa vie à bord d’un bateau. J’ai alors grandi pendant quinze ans dans le port de Vannes. Je connais donc très bien le golfe du Morbihan, et c’est là que j’ai appris à naviguer. Je pense que j’ai dû m’échouer en caravelle sur presque tous les cailloux du golfe ! J’en garde énormément de souvenirs et un attachement profond à ce territoire. Je suis très chauvin quand il s’agit du golfe du Morbihan : pour moi, c’est le plus bel endroit du monde. J’adore cet endroit et j’y suis profondément attaché.
* Pour terminer, BARNES poursuit aujourd’hui son développement dans le Morbihan avec l’ouverture d’une agence à Vannes. Quel message souhaiteriez-vous adresser à la nouvelle équipe qui se lance dans cette aventure ?
Je vous souhaite de relever vos défis ! C’est ce que j’essaie de faire dans ma vie et c’est vraiment ce qui m’anime, ce qui me donne envie de me lever le matin. J’ai besoin d’avoir des objectifs et de me lancer dans des projets qui ne soient pas trop faciles.
Pour moi, un défi, c’est justement quelque chose pour lequel il faut un peu galérer. Il faut se fixer des objectifs et accepter que tout ne se passe pas forcément comme prévu.
Vous êtes en train de faire naître une nouvelle agence à Vannes. C’est une nouvelle histoire qui commence, un peu comme le départ d’une course. Le chemin sera long, tout ne sera pas facile, mais l’essentiel sera de réussir à relever les défis malgré les difficultés.
Je vous souhaite donc beaucoup de courage. Et surtout, plus ce sera difficile, plus vous serez fiers de vous à l’arrivée !
Si comme Tanguy LE TURQUAIS, vous souhaitez vivre dans le Golfe du Morbihan, découvrez nos biens.
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