[PORTRAITS]

23/08/2025

Rencontre avec Diana BARRAULT, Artiste peintre et graphologue

Diana BARRAULT nous ouvre les portes de son univers, entre poésie des couleurs et vibrations intérieures. Elle nous partage son lien intime avec La Baule, terre de famille et de souvenirs.

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Bonjour Diana, pourriez-vous en quelque mots nous parler de vous et de votre parcours professionnel ?
Dès ma plus tendre enfance, j’ai été marquée par l’image de mon père peignant dans son atelier. Cet univers silencieux et vibrant de couleurs m’a profondément fascinée. Très tôt, les grandes questions existentielles m’habitaient : le sens de la vie, son origine, son mystère…

C’est naturellement que je me suis orientée vers des études littéraires et philosophiques, avant de devenir graphologue. Car pour moi, le trait, qu’il soit manuscrit ou pictural est une vibration vivante, une empreinte de l’âme.

La peinture, je l’ai abordée en parallèle, en suivant des cours de copie au Musée d’Art Moderne de Paris et ensuite à Bruxelles à l'Académie, où je vis et travaille dans mon atelier depuis 26 ans. Elle est devenue mon langage intérieur, celui par lequel je relie la matière, la lumière, et cette part invisible du monde que je cherche à révéler.

Comment s’est développé votre sensibilité artistique et comment s’est nourri votre désir de peindre ?

Je porte en moi une nature profondément contemplative. J’éprouve une joie immense à regarder, à observer, à recueillir ces instants de beauté qui se glissent sous le regard, souvent de façon imperceptible.

Le spectacle de la nature m’émerveille sans cesse : les lumières changeantes, les reflets mouvants, les silences habités… tout m’inspire. Une empreinte dans le sable, la beauté d’un regard, le frémissement des arbres, ces détails infimes sont, pour moi, autant de traces du vivant.

La musique m’accompagne dans ce cheminement. Elle est toujours présente dans mon atelier : les notes de Schubert, de Satie, de Chopin, et bien d’autres encore, m’invitent à un retour à moi-même. C’est dans cet espace suspendu que le pinceau se libère.

La peinture est devenue un champ d’exploration pour tenter de retranscrire ces vibrations ressenties. Elle est, en quelque sorte, un poème en couleur, une manière de dire ce qui ne peut se formuler avec des mots.

Que souhaitez-vous exprimer à travers vos créations, et notamment le choix de votre palette chromatique ?


Je suis sensible à la musicalité de la langue, à cette poésie qui naît d’associations d’images inattendues et qui nous relie, en profondeur, à l’essence même de notre mystère intérieur. Dans ma peinture, j’essaie de faire écho à cette même recherche : associer des tons comme on compose un accord, explorer une vibration qui me traverse sans toujours m’appartenir.
Ma palette est naturellement douce, subtile, parfois diaphane. J’aime les teintes qui parlent du temps qui passe, de ce qui s’efface doucement, comme une empreinte laissée par la lumière.

Enfant, j’ai été baignée par les paysages lumineux de la Bretagne, de la Vendée et de La Baule. Ces terres de vent et de lumière ont imprégné ma mémoire sensible, elles réapparaissent, presque malgré moi, dans mes obsessions chromatiques.


Quel est votre attachement personnel à la Baule et en quoi cette ville vous inspire-t-elle dans vos projets, comme la création du magazine La Baule Privilège ?


J’ai découvert La Baule à l’âge de huit ans, un mois de juillet lumineux, où je passais mes journées sur la plage Benoît, au Club du Soleil. Puis ce fut le Club de tennis, à l’époque l’Inter, aujourd’hui le Country Club, où j’ai disputé mes premières compétitions à l’âge de dix ans. J’y ai aussi célébré l’un des moments les plus forts de ma vie : mon mariage.
La Baule, pour moi, c’est bien plus qu’un lieu de villégiature. C’est une terre familiale au sens le plus large : mes parents, mes enfants, mes frères, mes belles-sœurs et aujourd’hui les leurs… tous ont adopté ce lieu. Mon mari François, venu de Bordeaux, a lui aussi été conquis par le dynamisme de la ville, son esprit sportif et la qualité de vie qu’elle offre.
Cette attache intime, affective et générationnelle nous a donné envie de faire rayonner La Baule à travers ce magazine que nous avons racheté. "La Baule Privilège" se veut un écrin pour célébrer cette élégance discrète, cet art de vivre entre nature, culture et sport, qui fait tout le charme de cette ville que j’aime profondément.

Y a-t-il un lieu que vous affectionnez particulièrement à la Baule ?
J’ai un faible tout particulier pour le magnifique marché de La Baule. Chaque visite est une fête pour les yeux… et une promesse pour les papilles ! Tous les produits y sont d’une grande qualité, présentés avec soin, choisis avec amour et passion par les commerçants de la région.
L’ambiance y est chaleureuse, presque familiale. J’aime y flâner, échanger, découvrir les étals selon les saisons… Et pour clore ces courses joyeuses, rien de tel qu’un petit plateau de fruits de mer partagé entre amis, un rituel festif qui sent bon l’iode et la convivialité. D’ailleurs, votre agence, ne s’y est pas trompée, idéalement située juste en face du marché, partage pleinement cette atmosphère vivante et gourmande qui fait battre le cœur de La Baule.


Enfin, que représente BARNES pour vous ?
Pour moi, BARNES incarne une certaine idée de l’excellence, à la fois élégante et profondément humaine. C’est une maison qui sait allier exigence, sens du détail et art de vivre. J’y retrouve une vision que je partage : celle d’un ancrage raffiné dans un territoire, d’un goût sûr, mais jamais ostentatoire.

À La Baule, leur présence est bien plus qu’une vitrine : c’est un lien vivant avec la ville, ses habitants, ses visiteurs fidèles. J’apprécie particulièrement leur sens de l’écoute, leur engagement, et leur façon d’accompagner les projets de vie avec discrétion, attention et authenticité.